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Les pêcheurs-engagés
Beaucoup de pêcheurs-engagés partent du département de Bayonne et du pays de
Labourd en France pour venir pêcher à Terre-Neuve l'été. En février
1697, un règlement stipule que pour les régions de Bayonne et de Labourd, un maximum de
60 engagés peuvent partir pour Terre-Neuve à chaque printemps. À Plaisance,
le besoin en main-d'oeuvre est élevé et en 1690, le gouverneur de la colonie pense
qu'il faille peut-être limiter à trois le nombre de chaloupes que chaque
habitant-pêcheur peut opérer.
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Pêcheur basque.
Ce modèle ou représentation d'un pêcheur basque, situé au Centre d'interprétation
de Castle Hill de Plaisance, présente les vêtements et les outils de pêche
[de l'époque], alors utilisés dans les pêches.
Cette photo a été gracieusement fournie par John de Visser, à partir de
la publication de Harold Horwood et John de Visser. Historic Newfoundland
(Toronto : Oxford University Press ©1986.).
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Les pêcheurs-engagés pêchent en chaloupe et sont employés par un
habitant-pêcheur ou par un navire métropolitain. Tandis que les équipages des
chaloupes pêchent, les équipes à terre (graviers dirigés par un
maître de grave) lavent, nettoient, salent et empilent la morue. L'équipage d'une
chaloupe se compose d'un maître de chaloupe, d'un arimier, d'un beaussoin et parfois d'un
garçon. Le maître est toujours le plus expérimenté que ce soit dans la
chaloupe ou à terre : il gouverne la chaloupe et choisit les bancs de pêche alors
qu'à terre, il coordonne le séchage. Le beaussoin vient en second dans l'équipage
de chaloupe et ce, autant en expérience qu'en salaire : il se tient à la proue de la
chaloupe, est chargé de jeter l'ancre sur le banc de pêche et de guider la chaloupe
vers le débarcadère. L'arimier est chargé de disposer les morues dans la
chaloupe.
Infrastructures de pêche française à Plaisance vers 1722.
De D.W. Prowse, A History of Newfoundland from the English, Colonial, and
Foreign Records, 2nd edition (London: Eyre and Spottiswoode, 1896) 186.
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Pour les salaires des engagés, le calcul se fait sur la base de 600 quintaux de morue pour
deux chaloupes. On utilise aussi l'expression "payé au Tiers". En moyenne, pour un
été de pêche, chaque pêcheur récolte environ 38 quintaux de morue
séchée et salée. En multipliant ces 38 quintaux par trois, l'on obtient 114
quintaux comme équivalence du tiers.
Une fois la morue nettoyée et coupée, les graviers doivent l'étendre sur des
vigneaux pour qu'elle sèche. Ils tournent les morues périodiquement pour les
protéger de l'humidité ou d'une chaleur excessive. Au minimum, chaque équipe
de graviers est constituée d'un maître de grave, d'un saleur, d'un décoleur et
d'un garçon. Ce dernier est un peu l'homme à tout faire de l'équipe. Une
équipe de graviers de quatre hommes peut fournir l'apprêtage pour deux chaloupes.
Engagés à Plaisance 1673-1710
| Années | Nombre |
| 1673 | 8 |
| 1693 | 80 |
| 1704 | 695 (504 étaient présents au moment du recensement ; 191 devaient venir de France pour la saison de pêche d'été) |
| 1705 | 255 |
| 1706 | 299 |
| 1710 | 267 |
Source : Archives d'outre mer, G1 vol. 467
© 2000, Nicolas Landry.
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