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Relief
Résultat d'une histoire géologique remarquable, le relief de Terre-Neuve et du Labrador a été façonné
au fil de millions d'années par le choc des continents, l'orogenèse, le volcanisme, les océans, les rivières
et les glaciations. Le milieu physique qui marque l'aboutissement de ces phénomènes est à lui seul un
élément important du patrimoine de la région.
Formation glaciaire, monts Torngat, nord du Labrador.
Les monts Torngat, au nord du Labrador, présentent quelques-uns des meilleurs exemples de
formations glaciaires alpines au Canada.
Commission géologique du Canada, Ressources naturelles Canada, ©1998.
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Le détroit de Belle Isle divise la province en deux régions géographiques, soit le Labrador et l'île de
Terre-Neuve, sur le tracé approximatif d'une division d'importance géologique considérable. Le
Labrador représente la partie la plus orientale du Bouclier canadien, une vaste région surtout formée de
roches plutoniques et
métamorphiques, dont certaines sont les plus vieilles de la planète.
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Zones géologiques de Terre-Neuve et du Labrador
Plus de détails dans les articles de sous-section
Illustration de Duleepa Wijayawardhana, 1998
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Située à la limite nord-est de la chaîne des Appalaches en Amérique du Nord, Terre-Neuve est
beaucoup plus jeune que le Labrador. Elle a été constituée il y a environ 400 millions d'années lorsque
trois régions de la planète ont été amenées à fusionner par la dérive des continents, ce constant
déplacement des
plaques lithosphériques à la surface de la Terre. Le centre de Terre-Neuve est le
vestige du fond de l'océan qui séparait l'Amérique du Nord de l'Afrique il y a 500 millions d'années.
La côte ouest de l'île est un fragment de l'ancienne marge continentale de l'Amérique du Nord. Quant
à la côte est, elle faisait autrefois partie du sud-ouest de l'Europe ou du nord du continent africain.
Lorsque les plaques continentales se sont à nouveau dissociées, donnant naissance au bassin de l'océan
Atlantique, elles se sont rompues plus à l'est, laissant accrochée à l'Amérique du Nord une partie de la
plaque orientale.
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Colline Main Topsail, centre de Terre-Neuve
Appelés « tolts » à Terre-Neuve, ces monticules rocheux solitaires sont les vestiges d'anciens reliefs
montagneux que l'érosion a en majeure partie effacés.
Commission géologique du Canada, Ressources naturelles Canada, © 1998
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Depuis 200 millions d'années, l'histoire terrestre de Terre-Neuve et du Labrador est caractérisée par
l'érosion. Durant l'essentiel de cette période, les rivières ont décapé les roches de la surface pour les
charrier vers les océans, les déposant au large des côtes. De longs épisodes d'érosion
fluviale ont
favorisé la formation de vastes plaines, encore observables aujourd'hui dans les hautes terres de la
Province.
Au cours des deux millions d'années qui ont précédé le peuplement, Terre-Neuve et le Labrador ont
vu avancer et reculer à plusieurs reprises d'immenses nappes glaciaires. Au plus fort de la dernière
glaciation, il y a 18 000 ans, l'Inlandsis laurentidien a recouvert la plus grande partie du Canada, y
compris le Labrador et l'extrémité de la péninsule Northern, sur l'île de Terre-Neuve. Le reste de l'île
était enseveli sous son propre champ de glace, qui avait pris naissance sur les hautes-terres de
l'intérieur pour dévaler vers les régions côtières.
Les glaciers ont eu un impact considérable sur le relief, aplanissant et polissant de vastes régions,
affouillant les bassins de lacs et taillant de profondes vallées entre les montagnes. Le long de la côte, ces
vallées allaient ensuite être envahies par la mer et devenir des fjords profonds.
Vallée de fjord, étang Ten Mile, parc national du Gros-Morne
Ce sont les glaciers qui ont taillé cette vallée
encaissée à travers les monts Long Range, dans l'ouest de
Terre-Neuve.
Reproduction autorisée par Wendy Churchill, © 1990
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Lorsque le climat s'est réchauffé, les glaces se sont
retirées vers l'intérieur, laissant un
relief adouci
couvert par endroits de till ou de gravier déposé par les eaux de fonte.
Le niveau de la mer autour de Terre-Neuve et du Labrador a changé considérablement à la suite de la
dernière glaciation. Les nappes de glace ont fait s'enfoncer le territoire sous leur poids colossal, les
écrasant vers l'extérieur au-delà de la marge des glaciers. Au gré de la fonte des glaces, les terres se
sont relevées et les matériaux déplacés ont graduellement recouvré leur position originale. À peu près
partout dans la Province, à des dizaines, voire à des centaines de mètres d'altitude, on peut observer
des plages, des deltas et des fossiles de
faune marine qui sont autant de vestiges de cette histoire.
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Éperon et plate-forme d'érosion marine, ouest de Terre-Neuve
Le travail de sape des vagues, il y a environ 13 000 ans,
a sculpté cet éperon et cette plate-forme dans
la roche du littoral.
Commission géologique du Canada, Ressources naturelles Canada, © 1998
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La côte du Labrador continue de se relever, le territoire reprenant sa place. À l'opposé, la majeure
partie de Terre-Neuve s'enfonce, les matériaux déplacés reprenant leur place et le terrain se stabilisant.
Rivages submergés, migration des plages vers l'intérieur et forêts inondées sont tous des signes
révélateurs de l'impact de l'élévation du niveau de la mer sur le littoral.
© 1997, Trevor Bell and David Liverman
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