The Labrador Boundary


Privy Council Documents


Volume VII
Contents




[12 Nov., 1714.]

[26 June, 1706.]

[13 Sept., 1716.]




p. 3575
C

No. 1363.

CONCESSION, 12 NOVEMBER, 1714, BY THE KING,
OF BAYE DE PHELYPEAUX TO COURTEMANCHE,
FOR HIS LIFETIME.


ARCHIVES OF CANADA, SERIES C 11, VI, VOL. 8, p. 151.

Aujourd'hui 12 Novembre 1714, le Roy estant a Marly et estant informé de la reussite de l'etablissement que le Sieur de Courtemanche a fait a la baye de Phelypeaux coste de Labrador pays des esquimaux ou il luy a esté accordé en l'année 1702 une concession pour l'espace de dix années par les sieurs de Vaudreuil et Beauharnois gouverneur et intendant en la nouvelle france laquelle a esté confirmée par Sa Majesté l'année suivante la dite concession contenant depuis la riviere de Kegaskat du costé de Quebec jusques a celle de Kesessaskiou qui est au dessous de Bellisle, avec pouvoir au dit Sieur de Courtemanche seul d'y faire la traitte avec les sauvages, la pesche de Baleines, loups marins et Morues, Sa Majesté voulant continuer a le traiter favorablement en consideration des peines et soins qu'il s'est donné pour le dit etablissement, elle luy a concedé par le present brevet la baye de Phelypeaux ou il est presentement etabli avec quatre lieues de front sur la dite coste joignant la dite Baye, scavoir 2 lieues en remontant du costé de Quebec et deux lieues en descendant du costé du detroit de Belisle, le tout sur quatre lieues de profondeur dans les terres et ensemble les isles et islots adjacents a la dite Baye et coste concédée, pour en jouir sa vie durant et tant qu'il fera valoir la dite concession par les pesches qu'il y fera, veut Sa Majesté qu'il ait seul dans la dite baye de Phelypeaux et dans les 4 lieues de front a luy concedées sur la dite coste, ensemble dans les



(Translation.)

To-day, 12th of November 1714, the King being at Marly and being informed of the success of the establishment which the Sieur de Courtemanche has made at the baye de Phelypeaux on the coast of Labrador, country of the Esquimaux, where, in the year 1702, a concession was granted unto him for a period of ten years, by the Sieurs de Vaudreuil and Beauharnois, Governor and Intendant in New France, the same having been confirmed the following year by His Majesty, the said concession extending from the river of Kegaskat towards Quebec as far as Kesessaskiou river which is below Belleisle, with the exclusive power for the said Sieur de Courtemanche to carry on there trade with the Indians, whale, seal and cod fishing, His Majesty wishing to continue treating him favourably in consideration of the trouble and care he went to in connection with the said establishment, has granted unto him under this patent the baye of Phelypeaux where he is at present established, together with four leagues in front on the said coast joining the said Baye, that is to say, two leagues ascending towards Quebec and two leagues descending towards the strait of Belleisle, the whole by four leagues in depth in the interior, and also the islands and islets adjacent to the said Baye and coast thus granted, to enjoy same all his life and so long as he shall develop the said concession through the fishing that he will carry on there, it being His Majesty's will that, in the said baye of Phelypeaux and in the four leagues in front to him granted on the said coast, together with the islands and islets adjacent to the said Baye and

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isles et islots adjacents a la dite Baye et coste, la faculté d'y faire la pesche du loup marin, et qu'a l'egard des autres pesches qu'il les fasse concurramment avec les vaisseaux qui viendront a la dite Baye. Luy permet Sa Majesté de faire la traitte avec tous les Sauvages qui peuvent se trouver sur la dite coste et terre de Labrador, sans que pour raison de tout ce que dessus il soit tenu de payer a Sa Majesté ny a ses successeurs Rois aucune finance ni indemnité, de laquelle ft quelque somme qu'elle puisse monter Sa Majesté luy a fait don et remise par le present brevet qui sera enregistré au Conseil Superieur de Quebec et partout ailleurs ou besoin sera et que Sa Majesté pour témoignage de sa volonté a voulu signer de sa main et estre contre signé par moy Conseiller Secretaire d'estat et de ses commandements et finances et commandeur de ses ordres.



(Translation.)

coast, he alone enjoy the power of taking seals there, and that, with regard to other fisheries, he shall carry them on concurrently with the vessels coming to the said Baye. His Majesty authorizes him to trade with the Indians who are to be found on the said coast and land of Labrador, without, in respect to the foregoing, being held to pay to His Majesty or the Kings his successors any tax or indemnity, which, whatever sum it may amount to, His Majesty has donated and remitted to him by the present patent which shall be registered at the Superior Council of Quebec and wherever else may be required, and that His Majesty in testimony of his will has signed in his own hand, same being countersigned by nie Councillor Secretary of State and of his Household and treasury and his mandatory.



No. 1364.
C

MINISTER TO COURTEMANCHE, 26 JUNE, 1706 (?).

ARCHIVES OF CANADA, SERIES B, VOL. 34-1, p. 246.

Mr. de Courtemanche.
a Marly le 26 Juin, 1706 (?).

Jay receu les lettres que Vous mavez Ecrite les 2 7bre et 7. 8bre de l'année derniere.
Sa Majesté a aprouvé que Vous ayez change Votre Etablissement et que Vous layez transporté dans la Baye de Phelypeaux ou Vous me marqués quil



(Translation.)

Mr. de Courtemanche
At Marly, 26 June, [1706 ?].
I am in receipt of your letters of the 2nd September and 7th October of last year.
His Majesty has approved of your having changed your establishment and transferred the same to Phelypeaux bay, where you state its location will be more convenient for the fishermen ; you must

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sera mieux pour la commodité des pecheurs, il est necessaire que Vous menvoyez une description exacte de cette Baye comme aussy de toutes celles dont Vous me parlez en me marquant en même Tems si la pesche y est abondante si elle y dure longtems quelle qualité de poisson on y pesche et pour combien de Navires il y a de grave, et si les brumes qui sont fréquentes dans l'endroit ou Vous estes n'empeschent point le poisson de secher, Il seroit aussy necessaire que Vous me marquassiés la qualité de la Terre ce quelle pourroit raporter et sil y a du Bois dans ces Bayes.
Il seroit bien a souhaiter que Vous puissiez reussir a la pesche de la Baleine que Vous me marquez aller entreprendre, lhuille est un bon commerce et dont il ny en a jamais trop dans le Royaume.
Je doute que lon ne puisse a la fin parvenir a pratiquer avec les Esquimaux, le Vol que Vous me marquez quils ont fait au Sr Tapin ne me surprend point ce sont des peuples qui manquent faute de Commerce des choses dont ils ont absolument besoin et que nous pourions leurs fournir, et je suis persuadé outre cela persuadé que s'ils voyoient que par le moyen des peaux quils ont et des huilles quils font ils peussent tirer ce quil leur est necessaire ils se defferoient de cette mauvaise qualité. Pour y parvenir il ne faut point se reputer, ce nest quavec le tems et la patience quon Vient a bout des hommes et il en faut bien d'avantage pour ceux la, Jay apris que ces sauvages estoient dispersés par famille, Vous deveriés tacher d'en attirer quelq. une pour venir commercer tous les ans a Votre Etablissement pour cela il faut les bien recevoir, leur faire des caresses et leur donner dans les commencement apres avoir commercé avec eux.
Vous me demandez 6 : milliers de poudre pour la gratifficaõn d'un millier que Sa Majesté a la bonté de Vous accorder par an, Envoyez moy Je Vous prie



(Translation.)

send me a correct description of this bay as well as of all those you refer to and tell me at the same time if the fishery is abundant, if it lasts long, what quality of fish is caught and how many vessels the shore can accommodate, and if the frequent fogs at the place where you now are do not prevent the drying of fish. It will also be necessary for you to inform me of the quality of the soil, of what it is likely to yield and if there is any timber in these bays.
It is desirable that you succeed in the whale fishery which you are about to undertake ; the oil trade is a good one and the supply of the same is never excessive in the Kingdom.
I doubt whether we shall ever win over the Esquimaux ; I am not surprised at the robbery which you told me they committed against the Sieur Tapin ; they are people who, for want of commerce, lack everything they stand in need of and which we could supply them, and, furthermore, I am satisfied that, should they realize what the skins they have and the oils they make would bring them they require, they would forsake this vice. To accomplish this end, one must be persistent, as it is only through time and patience that men can be subdued, and all the more in the case of such as they. I have been told that the Indians are scattered by families ; you ought to try and induce a few of them to come and trade every year at your establishment. To that end, they must be made welcome, they must be pampered and given presents at the start after having traded with them.
You are asking for six thousand pounds of powder, being the allowance of a thousand pounds per

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une notte des années qui Vous sont dues avec le nom de la personne a qui je la feray remettre.
Le S. Prat me mande de Quebec quil a ordre de Vous pour la recevoir et quil Vous en tiendra compte sur les avances quil a faite pour le poste ou Vous este. Vous navez qu'a envoyer LAnglois prisonnier que Vous avez a Quebec.
A lEgard de la garnison que Vous me demandés, j'examineray sil convient de le proposer au Roy la chose ne paroist guerre possible a present, Vous ne devez pas Cependant douter de lenvie que j'ay de vous faire plaisir.



(Translation.)

annum that His Majesty has been pleased to grant you. I would request of you that you send me a memo of the years due you with the naine of the person to whom the powder is to be delivered.
The Sieur Prat informs me from Quebec that you instructed him to receive the same and that he would give you credit accordingly on the advances he made for the post where you are at the present time. Just send the English prisoner whom you hold at Quebec.
In connection with the garrison requested, I will consider if it is expedient to submit the proposal to the King ; it scarcely seems possible at the present time. However you must not doubt my desire to assist you.


No. 1365.
C

MINUTES OF CONSEIL DE MARINE, re COURTEMANCHE'S REPORT, DATED
13 SEPTEMBER, 1716.


Le sieur de COURTEMANCHE, capitaine du canada commandant à Labrador à la Baye Philypeaux le 13 septembre 1716.
La côte de Labrador s'augmente de plus en plus tous les vaisseaux au nombre de 15 y ont fait une pêche très avantageuse, même plus que d'ordinaire.
Tous les capitaines demandent que ce continent ne soit point concédé à aucun particulier, ils assurent qu'ils trouveront plus d'avantages à cette côte qu'ils n'avaient autrefois à Plaisance.



(Translation.)

The sieur de COURTEMANCHE, captain in Canada, in command at Labrador, at Phelypeaux Bay, 13 September, 1716.
The coast of Labrador is steadily improving ; every vessel engaged in the fisheries at this place had a very profitable catch, even larger than usual.
All the captains are requesting that this continent be not conceded to any individual ; they affirm that they will derive more benefits from this coast than they did formerly at Plaisance.

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NOTA.—Le conseil lui a écrit le 16 juin 1716 qu'il ne convenait point d'accorder aux propriétaires des navires qui vont à la pêche des établissements certaines a la côte de Labrador parceque cela nuirait à l'augmentation de la pêche et que leur demande sur cela leur avait été refusée.
Il a écrit à M. de Vaudreuil pour lui demander de permettre à son correspondant à Québec la levée de 12 hommes et de lui envoyer un officier pour les commander. Il y joindra cinq familles de sauvages pour faire l'établissement de la rivière de KESCAKIOU le tout à ses dépens.
La D.e de COURTEMANCHE à Bayonne le 9 Décembre 1716. Son mari était sur le point de passer en France lorsqu'il a été averti qu'un parti de 800 esquimaux paraissait aux environs de son poste et qu'ils avaient déjà brulé deux cabanes de pêcheurs français, elle est venue à son défaut et une indisposition l'oblige de rester à Bayonne où elle a débarqué.
Le principal sujet de son voyage est pour justifier la conduite de son mari dont elleprétend qu'on a fait des plaintes au conseil, elle les attribue au nommé La Vallée Constantin qui ayant été son domestique a fait connaissance avec les sauvages qu'il s'attire et détourne des limites où ils doivent se rendre, c'est dans cette vue qu'étant venu à la côte de Labrador sous pretexte d'y faire un établissement il courut cette côte pour enlever ce que les sauvages auraient porté chez eux à qui ils doivent, son mari, connaissant cet homme capable de donner de mauvaises impressions aux sauvages les renvoya à Québec et informa M. de Vaudreuil des raisons qu'il avait de le faire, il lui en rendit encore un compte plus particilier étant à Versailles il y a deux ans, M. de Vaudreuil



(Translation.)

NOTE.—On the 16th June, 1716, the Council wrote to him, stating that it was not deemed proper to grant to owners of vessels permanent establishments on the coast of Labrador, as this would be prejudicial to the development of fisheries and their application for same had been rejected.
He wrote to M. de Vaudreuil and requested that his agent at Quebec be permitted to levy twelve men and that an officer should be sent to him to act as their commander. He would add to the above five Indian families, in view of forming the establishment of the River KESCAKIOU [Hamilton river], the whole at his own expense.
Dame de Courtemanche was at Bayonne, on the 9th of December, 1716. Her husband was about to take passage for France when he was informed that a party of 800 Esquimaux had put in an appearance in the vicinity of his post, and that, already, they had burnt two French fishermen's huts. She came instead of her husband who, owing to an indisposition, is compelled to stay at Bayonne, where she landed.
The chief object of her journey is to defend the conduct of her husband against whom, she claims, grievances have been submitted to the Council. Such grievances she lays at the door of one La Valleé Constantin 1 who, having been, at one time, in her employ as a servant, has come in contact with the Indians whom he attracts to himself and induces to go beyond the limits allotted to them. It was with this end in view that, having come to the coast of Labrador under the pretense of forming an establishment at this place, he overran this coast for the purpose of taking away from the Indians whatever they would have carried to their creditors. Her husband being aware that this man was such as would instil improper notions into the minds of the Indians, sent him back to Quebec and informed M. de Vaudreuil of his reasons for so doing. He gave him a still more detailed explanation while at

1 Evidently Pierre Constantin, concessionaire of St. Modet.

[1927lab]



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