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C

No. 1299.

DEPOSITION, 11 SEPTEMBER, 1788, OF JEAN B. VACHON, IN PLANTE vs. MARCOUX,

SESSIONS OF THE PEACE.

District de Quebec.

COUR DE LA PAIX.

GEO. PLANTE      .     .     Denonciateur.
vs
M. PIERRE MARCOUX     .     .      Accusé

DÉPOSITION DE JEAN B. VACHON.

Aprés avoir preté serment Déclare
Que M. Marcoux l'Année derniere au mois de Juin vous l'a engagé étant aux iles aux Loups Marins pour aller dans la Baie des Esquimaux pour batir & faire la traite ; qu'il est parti des Isles aux Loups Marins le 24 de Juin 1787. qu'il croit qu'il est arrivé dans la Baie des Esquimaux à la fin de Juillet et qu'ilen est revenu dans le mois d'Aoust dernier—qu'ils ont fait la traite avec les Esquimaux et qu'il n'y avoit point de Montagnés, excepté quelques uns quils ont trouvés à leur arrivée avec lesquels M. Marcoux n'a point traité ; qu'on à des Esquinaux autre chose que de la graisse de Loup Marin que M. Marcoux leur donnoit des eguilles, harpon, couvertes et qu'il avoit changé un fusil pour avoir un Canot d'un Esquimaux que M. Marcoux donnoit un



(Translation.)

District of Quebec.
SESSIONS OF THE PEACE.

GEO. PLANTE  .   .   .   . Informant
vs.
PIERRE MARCOUX .   .   .   .  Accused.

DEPOSITION OF JEAN B. VACHON.

Upon having taken oath, Saith :
That Mr. Marcoux engaged him last year [1787] in the month of June while he was at the Seal islands to go into Esquimaux bay as a carpenter and trader ; that he left the Seal islands on the 24th of June, 1787 ; that, he thinks, he reached Esquimaux bay at the end of .July and that he returned from there on August last ; that they traded with the Esquimaux and that there were no Montagnais, excepting a few whom they found upon their arrival and with whom Mr. Marcoux did not trade ; that, from the Eskimaux, other things are secured besides seal oil ; that Mr. Marcoux would give them needles, harpoons, blankets and that he had traded a musket for a canoe with an Esquimau—that Mr. Marcoux would give a drink of brandy to the Esquimaux when they came to his house and also give them to eat in the house

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coup d'Eau de vie aux esquimaux quand ils venoient à la maison, et leur donnoit a manger dans la maison dans le tems de la traite dans les mois de Mars Avril et commencement de Mai dernier—que les Esquimaux vont ordinairement d'endroits à autres pour trouver leurs vies—que Plante a un établissement à un quart de lieue de celui d. M. Marcoux et que leurs établissements respectifs sont séparés par une petite Rivièreque l'etablissement de M. Marcoux est sur une presqu'ile dans la Baie des Esquimaux audela du Détroit de Bellisle—Que M. Marcoux a eu des Peaux de Loups Marins des Esquimaux en traite et en présents—Qu'il a connoissance que Plante est venu lui meme avec Dumontier vers la fin de septembre dernier ou le premier d'Octobre 1787—faire deffense à M. Marcoux de batir dans cet endroit—que M. Marcoux lui demanda s'il avoit une concession de l'endroit, que plante repondit que non et s'il avoit des limites connues que plante dit que non—Qu'il n'a pas connoissance que Plante ait dit à M. Marcoux qu'il avoit une Licence de Lord Dorchester—qu'un Montagnès & sa soeur ont hiverné avec M. Marcoux—que le Montagnès s'est enivré dans le tems des divertissements et non en d'autress tems—que M. Marcoux n'a pas donné d'Eau de vie ou autres liqueurs enivrantes aux Montagnès qui venoient à la maison dans le cours de l'Hiver.
sa
J. B. X VACHON
marque
LD.
Entendu en Cour Quebec Le 11 7bre 1788

L. DESCHENAUX, J.P.



(Translation.)

at trading time in the months of March, April, and in the early part of May last—that the Esquimaux generally wander from one place to another in search of their subsistence—that Mr. Plante has an establishment a quarter of a league from that of Mr. Marcoux and that their respective establishments are separated by a small river—that Mr. Marcoux's establishment is on a peninsula in the bay of the Esquimaux, beyond the strait of Belleisle—That Mr. Marcoux got some seal skins from the Esquimaux both in trade and as gifts—That he is aware of the fact that Plante himself came, with Dumontier and, about the end of September last or on the 1st of October, 1787, prohibited Mr. Marcoux from building at that place—that Mr. Marcoux having asked him whether he had a concession of the place, Plante replied in the negative ; and whether he any known limits, Plante answered in the negative—That he is not aware of Plante having told Mr. Marcoux that he held a licence from Lord Dorchester—that a Montagnais and his sister had wintered with Mr. Marcoux—that the said Montagnais had got drunk in the season of festivities and in no other time—that Mr. Marcoux gave no brandy nor any other intoxicating liquors to the Montagnais who came to his house during the winter.
his
J. B. X VACHON
mark
L.D.
Taken in Court at Quebec 11 Sept. 1878

L. DESCHENAUX, J.P.

p. 3375

SUR LES QUESTIONS DE L'ACCUSE.

Qu'après les deffenses par Plante à M. Marcoux—M. Marcoux et Dumontier sont venus en arrangement de vivre en paix étant si proche et convenus qu'ils n'iroient ni l'un ni l'autre audevant des sauvages pour les attirer mais que chacun Profitera de ceux qui viendront chez lui—Qu'il n'a hiverné à sa connoissance que deux famille Montagnès dans le fond de la Baie des Esquimaux, qu'ils ont changé d'endroits a plusieurs fois—Et que ces familles venoient souvent chez M. Marcoux dans le cours de l'Hiver paroissant au Déposant désirer qu'on leur eu offert de l'eau de vie, et que M. Marcoux ne leur en n'a pas donné à sa connoissance—Que M. Marcoux n'a point traité à sa connoissance avec le Montagnès en aucun tems—
Que communement les Esquimaux passent l'été sur les greves sur les Iles et sur la mer, dans leurs canots et des chaloupes dans les Baies—et l'hiver ils cabanent sur les Iles de la baie et de la Cote et meme sur les greves dans le mois de Mars tems de la peche Que les Esquimaux avec qui Mr Marcoux a traité des graisses ont la plus part hiverné sur l'Isle qui se trouve dans la Baie et distante d'environ dix huit lieues de la maison d. M. Marcoux—Que les Montagnès chassent dans les bois et font la Peche du saumon au harpon dans les Rivieres rapideuses, qu'ordinairement ils cabanent dans les bois et quelques fois sur les Isles dans le tems du gibier dont ils vivent et des Oeufs qu'ils trouvent sur les greves des Isles—Qu'il n'a point vu les



(Translation.)

ON EXAMINATION BY THE ACCUSED.

That after the prohibitions made by Plante to Mr. Marcoux, Messrs. Marcoux and Dumontier came to an understanding that they were to live amicably being near each other and it was agreed that neither of them would go to meet the Indians in order to attract them but that each of the parties would profit by those who came to his place—That he only knows of two Montagnais families having wintered in the tipper portion of Esquimaux bay, that they moved several times from one place to another—And that these families often went to Mr. Marcoux's place during the winter and to the Deponent it seemed as if they had been desirous of being offered brandy and that, as far as he knows, Mr. Marcoux did not give them any—That Mr. Marcoux did not, within his knowledge, trade with the Montagnais at any time.
That, as a rule, the Esquimaux spend the summer on the shores of the islands and at sea in their shallops and canoes in the bays—and in winter time they camp on the islands in the bay and along the toast as well as on the beaches during the fishing season in March—That the Esquimaux with whom Mr. Marcoux traded in grease spent, for the greater number, the winter on the island lying in the hay and some eighteen leagues distant from Mr. Marcoux's house—That the Montagnais hunt in the woods and take salmon with the harpoon in the rapids of the rivers that, as a rule, they camp in the woods and, at times, on the islands during the season for the game from which they derive their subsistence, as well as the eggs which they gather on the shores of the

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Montagnès offrir des graisses en echange—Qu'il n'a pas connoissance que les Esquimaux aillent dans les Bois pour faire la chasse des pelleteries et qu'autant qu'il les connoit ils occupent la plus grande partie de l'année a la peche aux Loups Marins—

sa
J. B. X VACHON
L.D.marque

Entendu à Quebec En Cour ce 11. 7bre 1788
L. DESCHENAUX J.P.



(Translation.)

islands—That he did not see the Montagnais offering any grease in exchange—That he is not aware of the Esquimaux going into the woods to hunt fur-bearing animals and, from what he knows of them, they spend most of their time in the year at seal fishing.

his
J. B. X VACHON

L.D.mark

Heard in court at Quebec, 11th Sept. 1788
L. DESCHENAUX, J.P.

[1927lab]


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