The Labrador Boundary


Privy Council Documents


Volume VII
Contents




[1749.]

1 Died
31 May, 1745
(Tanguay).


p. 3335
C

No. 1287.

CUGNET'S (?) MEMOIRE, 1749,

APPLYING FOR CONCESSION OF BAYE DES ESQUIMAUX.

CANADA—CORRESPONDENCE GÈNÈRALE—F. 109, p. 15.

Memoire Commerant les Veuvenux Etalissemens permis dans le Baie St. Louïs et depuis la Rivière de Kitchechatchou jusqu'd la Rivière blanche.
En l'annee 1743, le Sr fornel nègotiant a Quebec obtint de Mrs. les Marquis de Beauharnois Gouverneur Gèneral et Hocquart Intendant En Canada ka Permission de faire la Dècouverte de la Baïe de Kitchechatchou sous pretexte d'un Etablissement de Fêche de Loup marin pour apres la Dècouverte faire du obtenir la Concession.
En vertu de cette permission le Sr. fornel Envoïa a la Coste du Nord du fleuve St. Laurent vn Batiment Conduit par Le Nommè Charles le Cour Navigateur, ce Batiment n'alla point jusqu'a la Baye de Kitchechatchou Jl [sic.] resta au lieu nommè En sauvage Pitchou ouste Keüene En francois Teste de Loup Cervier, auqa' el Sr. fornel a donnè le non de la Baie St. Loüis, et sans avoir la Concession ni de la Baïe de Kitchechatchou dont la dècouvorte n'a point Etè faite ; ni de la Baie St. Loüis, Jl [sic.] laissa dans cette dernière



(Translation.)

Memoir concerning the new establishments authorised
in the bay St. Louis and between river of
Kitchechatchou and river Blanche. (By Cugnet ?)

In the year 1743, the Sieur Fornel, merchant of Quebec, obtained from Mrs. the Marquis de Beauharnois, Governor General, and Hocquart, Intendant in Canada, permission to make the discovery of the bay of Kitchechatchou under the pretense of forming a seal fishery establishment and. upon the discovery being made, of obtaining the concession thereof.
By virtue of this permission the Sieur Fornel despatched a vessel to the north shore of the river St. Lawrence under the command of one Charles le Cour, navigator. This vessel did not reach the bay of Kitchechatebou, but remained at the place called Pitchou ouste Koüene in Indian and Tête de loup-cervier in French, and to which the sieur Fornel gave the name of bay of St. Louis. And, without having either made the discovery of the bay of Kitchechatchou or obtained the concession of the baie de St. Louis, he left in the latter place one Jean Pilotte and his son with

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le Nonnè Jean Pilotte et Son fils avec des Vivres, de L'Eaudevie et quelques Marchandises de Traitte. Ces deux hommes avec un sauvage de la Baïe des Chateaux formerent Sur la Riviere a quarante lienes dans la profondeur de la Baïe St. Loüis vn hivernement pour l'Etablissement duqu'el le Sr. fornel. Renvoïe En L'annèe 1744 le même Batiment qui y avoit Etè l'annèe precedents conduit par le nommè Jean le Cour. Le premier Batiment n'avait point Etè Jusqu'à la Baie de Kitchechatchou et avait fait n'aufrage avant de s'y rendre, de dernier ne Sy Rendit point, Pilotts et son fils Revinrent par Terre Jusqu'au mekatina, ou Jls [sic.] apportèrent les martres du produit de leur hivernement. Jls [sic.] avoient laise au lieu de leur hivernement les castors qu'ils avoient traittès.
Le Directeur de Domaine alors fernier des Traittés de Tadoussac Jnfornè [sic.] du prèjudice Considerable qu'en tel Etablissement Casseroit non seulement aux Postes de Mingan Baie Phelippeaux, Rivière St. Augustin, St. Modet, Baie des Châteaux mekatina et autres Postes Etablis Sur La Coste du Nord du fleuve St. Laurent plusieurs annèes avant l'Etablissement projettè par le Sr. fornel, mais Encore plus aux Postes du Domaine du Roy, prit la Libertè de presenter a ce sujet à Mrs. de Beauharnois et Hocquart ses Representations tant En qualitè de Directeur du Domaine que Conne fernier de la Traitte de Tadoussac, et leur agrement Jl [sic.] Eut lhonneur d'adresser les memes Representations a Monsieur La Comre de Maurepas qui Eut la bontè de luy marquer par la Rèponse du 24 Avil 1744 que dès que l'Entreprise du Sr. fornel paroissoit pouvoir prèjudicier à l'Exploitation due Domaine Jl [sic.] avoit bien fait de faire des Representations Sur cela à Mrs. de Beauharnois et Hocquart et quo conne jls [sic.] lui avoient Ecrit Eux-mêmes à ce sujet Jl [sic.] leurs Expliquoit les Jntentions [sic.] du Roy par rapport a cette Entreprise.



(Translation.)

provisions, brandy and a few trading goods. These two men, with an Indian of the baye des Chateaux erected on the river, forty leagues in the upper portion of the baie St. Louis, a winter post for the establishment of which the sieur Fornel despatched again, in the year 1744, the same vessel that had proceeded there the previous year under the command of the one Jean Le Cour. The first vessel did not get as far as the bay of Kitchechatchou and was wrecked before reaching there. This last one did not get there and Pilotte and his son returned by an overland route as far as Mekatina where they brought the martens from their wintering. They had left at their wintering quarters the beaver they had traded.
The director of the Domaine, then lessee of the trade of Tadoussac, being informed of the great prejudice such an establishment would cause, not only to the posts of Mingan, Phelippeaux Bay, River St. Augustin, St. Modet, Baie-des-Chateaux, Mekatina and other posts established on the north shore of the river St. Lawrence several years previous to the establishment contemplated by the Sieur Fornel, but also and to a greater extent to the posts of the Domaine du Roy, took the liberty of submitting his representations, both as director of the Domaine and as lessee of the trade of Tadoussac, to M. de Beauharnois, and agreeably to them he had the honour to address the same representations to the count de Maurepas who was kind enough to inform him, in his reply of the 24th of April, 1744, that, since the Sieur Fornel's establishment seemed to prejudice the operation of the Domaine, he had been well advised in making representations to that effect to Mrs. de Beauharnois and Hocquart and that, the latter having written to him themselves in this connection, he was explaining to them the King's intentions concerning this undertaking.

p. 3337

Mrs. de Beauharnois et Hocquart n'ent point communiquè au Directeur de Domaine ce que le Ministre leur avoit marquè des Jntentions [sic.] du Roy a cet Egard, Jl [sic.] a prèsumè seulement que Sa Majestè ne voûloit point que La Concession demandèe par le Sr. fornel lay fut accordèe, et l'entreprise de ce Negotiant qui nournt En 1746 naiant point Eu de suite, le Directeur du Domaine prit la libertè d'adresser En l'annee 1744 a Monsieur le Conte de Maurepas vn mouveau mêmoire par lequ'el il Exposait les notifs des Representations qu'il avoit faites l'annèe prècedènts jl [sic.] a lhonnour de les Rapeller joy a Monseigneur pour En Rendre Compte a Sa Grandeur.
Le veritable But du projet du Sr. Fornel avoit Etè de former d'ans la profondeur des Terres au dessus de la Baïe St. Loüis vn Etablissement de Traitte pour y attirer les Sauvages qui commercent d'ans les Postes fur la Coste du Nord su flueve St. Laurent, et Encore plus ceux qui vent d'ans les Postes du Domaine, Et par le S'approprier a l'Exclusion des forniers du Domaine et des Concessionnaires des Postes de la Coste du Nord la Traitte avec les Sauvages Rependus dans cette partie du Canada.
L'Exploitation des Traittes du Domaine y est bien plus Jnteressèe [sic.] que celle des Concessionnaires des entres Postes de la coste du Nord, Ces derniers ne pouvent traitter que d'ans l'Etendue de leurs Concessions, toutes bornèes a cinq ou six Lieues de profondeur, et n'ont point Droit d'Envoyer audela des Bornes de leurs Concessions, le Domaine du Roy j'Etend la long de Ses Limites depuis le fleuve St. Laurent d'ans toute la Profondeur Jusques a la Baïe D'hudson et dans les Rivieres Et Lacs qui se dechargent d'ans la fleuve St. Laurent par les Rivieres saguenat, manikouagan, et Riviere moizy. le fernier du Domaine a Eu Droit de tout tens d'etablir des Portes de Traittes,



(Translation.)

Mrs. De Beauharnois and Hocquart have not communicated to the director of the Domaine what the Minister has told them, about the King's intentions in this connection. He merely presumes that His Majesty was opposed to the granting of the concession applied for by the Sieur Fournel, and the undertaking of this merchant, who died in 1746,1 not having been carried out, the director of the Domaine took the liberty of addressing, in the year 1744, another memoir to the count de Maurepas, giving the latter the reasons on which were based the representations he had made the previous year ; he has the honour to reiterate the same herewith to Monseigneur so that he may transmit them to His Grace.
The actual aim of the project of the Sieur Fornel had been the forming, in the depth of the interior, above the bay de St. Louis, of a trading establishment to which he would draw the Indians who now trade in the posts of the north shore of the St. Lawrence river, and to a greater extent those who resort to the posts of the Domaine, and thereby obtain control, to the exclusion of the lessee of the Domaine and of the grantees of the posts of the north shore, of the trade with the Indians scattered in this section of Canada.
The working of the trades of the Domaine is far more at stake than that of the grantees of the other posts on the North Shore. The latter are only allowed to trade within the limits of their concessions, every one of which is limited to five or six leagues in depth, and they have no right to despatch any one beyond the limits of their concessions ; the Domaine du Roy spreads its boundaries from the St. Lawrence river as far as Hudson bay and into the lakes and rivers emptying in the rivers Saguenay, Manikouagan and river Moizy. The Domaine lessee was at all times entitled to

p. 3338

et En a En Effet actuellement d'Etablis sur les Lacs des Maskapis, atchouanipi, manikouagan, Mistaseins, et Chobnouchoüiane
Les Sauvages montagnais Divisès en plusieurs Nations sous les nons particuliers de Grans* et petis mistassins, Kichestigaux, Papinachois Naskapis, &a habituès dans la Profondeur des Terres du Domaine ne peuvent se rendre dans les Postes qui y ont Etes Etablis qu'avec beaucoup de Difficultès, des Rivieres qui peuvent les Conduire des Lacs sur les quels Jls [sic.] sent habituès aux Postes francois sont d'une difficile navigation, pleines de fautes et de Rapides qui les obligent a des Portages presque Continuels et très longs d'ailleurs Jl [sic.] ne se trouve poiut d'ans ce Pays d'Ecorces propres à faire des Canots, En forte que ces sauvages n'ont que les Canots qu'ils peuvent avoir des francois en petite quantitè, et que la pluspart sont obligès de faire presque tout le chemin a pied ce qui net le fernier du Domaine dans la nècessitè d'Envoyer tous les Printems dans la Profondeur des Terres Jusqu'aux Lacs des naskapia, atchoüanipi, manikouagan, nistassins et Chobnonchouane avec des frais considerables porter aux Sauvages les marchandises et munitions nècessaires à leurs subsistance et habillement Entroc des Pelleteries de leur Chasse dont le produit consists principalement En martres Et En Peaux de Caribou les sauvages surcient aucontraire beaucoup de facilitè a Se rendre par la Rivierè de Kitchechatchou et de Lacs en Lacs par d'autres Rivieres qui tombent a l'Etablissement que le Sr. fornel propossit.
Si cet Etablissement a lieu Jl [sic.] est indubitable que les Traittes Etablis par Le fernier du Domaine d'ans las Lacs cy dessus mentionnès Tomberoit Totalement par deux Raison Egalement puissantes sur l'Esprit des sauvages.



(Translation.)

establish trading posts, and in fact has actually established such posts on the lakes of Naskapis, Atchouanapi, Manikouagan, Mistassins and Chobnouchouiane.
The Montagnais Indians, divided into several nations under the respective names of Grands and Petits Mistassins, Kichestigaux, Papinachois, Naskapis, &c., settled in the interior of the Domaine lands cannot reach the posts established there but with great difficulty, as the rivers through which they could proceed to the French posts from the lakes which they frequent are hard to navigate, full of obstacles and rapids that compel them to make practically continuous portages, equally very long, there being in this country no bark suitable for making canoes, so that these Indians only have such canoes as they can get from the French and in limited numbers, and the greater number of them are compelled to walk all the way, as a result of which the lessee of the Domaine has to despatch every spring into the interior as far as the lakes of the Naskapia, Atchouanipi, Manikouagan, Mistassins and Chobnonchouane, and at considerable expense, goods and ammunition required by the Indians for their subsistence and clothing, in exchange for the pelts from their hunting, the produce of which consists specially of martens and caribou skins ; on the contrary, the Indians could travel much easier by the river of Kitchechatchou and from one lake to another through other rivers leading to the establishment which the Sieur Fornel intends to form.
Should such an establishment be formed there is no question but that the trade built up by the lessee of the Domaine on the lakes hereinbefore mentioned would be completely destroyed, and this for two reasons which would both appeal to the minds to the Indians.

*Grands.

p. 3339

La première Jls [sic.] vondront Essaier s'ils ne trouveront pas plus d'avantage d'ans un nouveau Posts, que dans ceux cu jls [sic.] vont ordinairement. les sauvages aiment la mouveautè autant et plus que tous les autres hommes. La seconde pour S'Exemter de payer ce qu'ils doivent d'ans les Postes du Domaine. Jls [sic.] de rendercient a l'Etablissement du Sr. fornel d'ans l'Espèrance de ce procurer de nouveaux Credits sans Entre obligès d'acquitter les anciens et d'obtenir par ce moien le Double des narogabdises qu'ils veulent avoir, ceux qui ont qu'elque connoissance du Commerce des Traires d'ans tout le Canada savent qu'il est Judispensable d'avancer aux sauvages les armes, munitions, et hardes nècessaires a leur hivernement. Jls [sic.] ne payent ces avances qu'au printems de l'annèe suivante du Produit de la Chasse qu'ils ont faite pendant l'hiver. Jls [sic.] se feroient denner comptant le paiement de leurs Pelleteries en Eaudevie et Parures a leur usage, et prendroient a Crèdit les Armes Et munitions dont Jls [sic.] auroient Besoin pour leur hivernement.
L'unique moïen d'Eviter ces Jnconvèniens [sic.] très prèjudiciables au Domaine Le St. fornel aïant commencè de nettre au jour un projet que personne n'avoit Encor formè de Reünir au Domaine du Roy, et a la traitte de Tadoussac la Baïe de Kitchechatchou et Rivieres y affluentes avec la Profondeur des Terres depuis lad. Baïe Jusqu'a la Mer du Coste de la Baïe D'hudson, afin que personne ne pût d'avantage former le même projet. L'Etablissement de Traitte que l'on pourroit y faire ne porteroient aucun prèjudice à la Traitte de Tadoussac, des qu'ils En feroient partie.
Sur ce principe qui paroist n'Etre susceptible d'aucume difficultè le Dirceteur du Domaine En Continuant de demander a Monsieur Le Comte de Maurepas le Renouvellement du Bail qui luy avoit Ete fait de la Traitte



(Translation.)

Firstly, they will wish to try and find out whether they would not fare better by trading in another post than in those where they usually go. The Indians are fond of novelty as much as, and even more, than the rest of mankind. Secondly, in order to avoid paying for what they owe in the Domain posts, they would proceed to the Sieur Fornel's establishment in the hope of obtaining further credits without having to settle the former ones and of obtaining thereby twice the merchandise they require. Any one familiar with the business of the [fur] trade in the whole of Canada, is aware that one must advance the Indians the arms, ammunition, and clothing they need for their wintering. They only pay for such advances in the spring of the ensuing year out of the produce of their winter chase. They would get paid in ready money for their pelts with brandy and trinkets for their own use, and would then buy on credit such arms and ammunition as they would require for their wintering.
The only way to avoid such disadvantages, most harmful to the Domaine, the sieur Fornel having commenced the execution of a project which no one else had ever conceived as yet, is to reunite to the Domaine Du Roy, and to the trade of Tadoussac, the baits of Kitchechatchou and the rivers flowing therein, together with the interior from the said bay to the sea-coast of Hudson bay, so as to prevent anyone from forming a similar project. The establishment of the trade that might be made there would in no way affect the trade of Tadoussac, the moment they formed part thereof.
According to this principle which seems in no way likely to offer any inconvenience, the director of the Domaine, reiterating his request to the count de Maurepas for the renewal of the lease

[1927lab]




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