No. 1168.
THE REVENUES OF THE JESUITS IN CANADA, 1701.
JESUIT RELATIONS, VOL. LXV.
Nous Religieux de la Compagnie de Jesus en Canada soussignez pour obeir a lordre de sa majté, lequel nous a esté notifié par Mr. le Cher. de Calliere gouverneur et lieutenant general dans toute la (nouvelle) france s(e)ptentrionale et par Mr. de Champigny jntendant du pays Certiffions que nos Revenues fixes et Casuels auec et nos Charges et obligations sont tels qujl en suit
Le Roy par sa liberalité nous donne en Canada pour le soutien de nos missions chez toutes les nations estrangeres de ce pays dans l'estendue de 7. a 800 lieues une pension sur l'estst de . . . . . . . . . . . . . | 5000ll |
De plus par gratiffication sur les droits d'entrée . . | 315 |
Item pour le 3e. Regent du College de Quebec . . | 400 |
Il y a encore une aumosne en un don que fait sa majté aux Abnaquis et aux jroquois convertis en la foy pour assister les orphelins, veuues, vieillards Et pauures sans que ny nous ny les missionnaires qui ont soin de Ces sauuages en proffitions en aucune maniere ce don et aumosne est de la somme de . . . . . . . . . . 1500ll |
LE REVENU DE NOSTRE PROPRE BIEN A QUEBEC.
Notre maison de la basse ville est loüéé . . . . . . | 300ll |
Celle de la hautte ville est loüéé . . . . . . . . . . | 120 |
Notre moulin attenant au College sans frais extraordinaires peut donner de reuenu . . . . . . . . . . | 300 |
Une petit terre vis a vis de quebec a la Coste de lauzon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . | 30 |
La Terre de nostre Dame des anges ou jl y a moulins, meteries cens et rentes et passages sur la petite Riuiere St. Charles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . | 1205 |
La Seigneurie de Sillery a cause des rentes des tenanciers de la pesche d'anguilles et d'un moulin environ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . | 250 |
La Terre de St. gabriel dont le sol est presque partout steril et jngrat environ. . . . . . . . . . | 40 |
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La Seigneurie de Batiscan en rentes seigneurialles et pour le moulin environ . . . . . . . . . . . . . . . . . | 300 |
Le Cap de la Magdelaine qui est une terre sabloneuse sans bois de chauffage, sterile et abandonnéé presque de tous les habitans qui s'y estoient establis peut produire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . | 160 |
La Petite terre des trois Riuieres environ . . . . . . . . . . . . . . . . . | 60 |
La Prairie de la magdelaine et de St. lambert ou jl y a moulin, terre du domaine et rentes de quelques tenanciers qui ont resté et presque tous Ruinez par la guerre des jroquois . . . . . . . . . . . . . . . . . | 385 |
Le Casuel soit en lots et ventes ou vieilles dettes ou autres choses semblables . . . . . . . . . . | 280 |
Notre reuenu en france frais faits et charges payéés que nous receuons icy peut monter pour le plus a . . . . . . . . . . . . . . . . . | 4000 |
| | —— |
Ainsy tout le Reuenu des peres jesuites de Canada peut se monter a la somme de . . . . | 13145 |
Il est Vray que quant les annéés sont bonnes jl peut augmenter de 1000ll ou enuiron mais aussy quant elles sont mauvaises ou par les saisons, ou par le guerre qui fait tout encherire dans les pays eloignez les reunus diminuent de la depense augmente beaucoup.
RESUMPTION OF JESUIT MISSIONS AFTER TWENTY YEARS SUSPENSION
JESUIT RELATIONS, &C.,VOL. LXVIII.
RELATION DU SAGUENAY, 1720 À 1730 PAR LE R. P. PIERRE LAURE.
A Chek8timi le 13e de mars 1730.
Mon Reverend Pere,
P. X.
V. R. n'ignore pas qu'on n'ecrit d'icy a Quebec qu'une fois l'hyver. Tout tard que s'en presente l'occasion, je vous conjure d'agréer les respectueux hommages que je vous ai dejà presenté de coeur au commencement de cette année, que je renouvelle, aujourd'huy et que je continurëai de vous rendre
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jusqu'a la mort. Si l'on peut vous désirer quelque chose, je fais mille souhaits pour vous. Les vôtres sont et doivent être pour moi des ordres.
* * * *
Le Domaine du Roy qui comprend ici toute la profondeur de la cote du nord, et s'etend depuis le bas de l'Ile-aux-Coudres jusqu'aux Sept-Iles, n'a que 4 postes solidement establis Tad8ssak, Chek8timi, les Ilets-Jeremie ou Papinachois et la Riviere-Moisy. Dans ces différens endroits La Compagnie des fermes ou d'Occident entretient des magasins, des commis et d'autres employez françois, pour chasser, et pour commencer avec les Sauvages dependans de chaque district. Depuis 20 ans, a bien dire on n'y avoit point vu de missionnaire, a la fin on en demanda un. Comme il n'y avoit alors que moi de desoeuvré au collège, ce fut sur moy que le sort tomba. Le R P de la Chasse pour lors Superieur de nos missions, animé de ce zèle qui luy ayant fait ensevelir tant d'admirables talens qu'il a recu de ciel et soutenir tant et de si longs travaux parmi les Sauvages, lui fait encore aujourdhuy regretter de se voir borné aux seuls francois de la colonie me fit partir le 1er de juin 1720 pour Chek8timy.
MEMORANDUM ON THE KING'S POST BY P. CLAUDE GODEFROI COQUART, 1750.
JESUIT RELATIONS, &C., VOL. LXIX.
LES ISLETS DE JEREMIE.
Le Poste des Islets de Jeremie scitué 30 lieues plus bas que Tadoussac produit de L huile de Loup marin et des Pelleteries. on fait la chasse du Loup marin aux premieres glaces, jusque vers les Rois, et on le reprend vers le 15 de mars quelquefois plutost jusqua ce que les glaces disparoissent. elle se fait a la pointe de Betsiami8tes a deux lieues du poste. Lespace de temps que se trouve entre le 15 de janvier et le 15 de Mars les sauvages le passent dans le bois pour chasser. ainsi ce poste est Mixte 35 a 40 Barriques c'est le produit des années Communes: Je ne scay pourant quel sera celui de cet hyver, car ayant perdu Lannée dernière beaucoup de monde par la maladie, Il pourroit bien se faire que cette année ne seroit pas d'un grand produit quant a lhuile quoiquil en soit, il ne faut pas beaucoup de temps pour raccommoder ce poste: le commis peut en arreter pour la mer de ceux qui ont continue de chasser dans le bois, a moins qu il ait l'experience que la chasse du bois soit plus avantaguese que celle de la mer.
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Non seulement il recoit les Pelleteries de sauvages domiciliés du Poste, mais encore celles des sauvages de la profondeur des terres qui les luy apportent a son poste et cest la querelle qui a toujours eté entre les commis de Chek8timi et des islets: celui la reproche a celui ci de luy Enlever ses sauvages et veu proprement; L un et Lautre s attribuent les sauvages de Mana8an et d'8nichtagan—entre eux le debat: ceux qui ont les postes ne peuvent que gagner puis que L un et L autre commis travaillent pour le même maitre: mais la noble Emulation de leur postes sur son camarade, lenvie de montrer de bons retour entretient cette petite guerre. Ils se volent reciproquement des sauvages. Ils inventent mille petites ruses pour les attirer. Il n'y a pas grand mal a tout cela. de plus au commencement de Juin, les commis des Islets part pour Manik8agan, il remonte la Riviere jusqu'a vn certain endroit ou se trouvent les sauvages qui habitent ces terres, il traitte auec eux, et Rapporte leurs Pelleteries. ainsi le poste des islets produit raisonnablement de Castor 4 a 500 belles martres quelquefois 800 et davantage. Des peaux de Caribou bien passées, et des peaux de loup marins. quand les Renards donnent le long de la mer, il n'est pas celui qui en fait le moins.
Dailleurs ce poste nest point de depense, il na point de passages a essuyer qu un canot au printemps qu on envoye des Sept isles a Quebec et le commis ne donne rien pour Rien. aussi M. Cugnet disoit de ce Poste des islets etoit celui qui luy fesoit le moins de depense, et Luy rapportoit proportion gardee plus de profit.
MANDEMENT OF MGR. HUBERT, BISHOP OF QUEBEC.
JEAN FRANCOIS HUBERT par la grâce de Dieu et du St Siège apostolique évêque de Québec &c, &c.
aux Montagnais de Portneuf, de Tadoussak, des Islets-Jérémie, des Sept-isles, et de Shecoutimi, et à toute la nation en quelque part qu'elle habite, salut et bénédiction en N. S. J. C.
Je remercie la divine Providence, mes enfants, qui me fournit l'occasion d'aller vous voir pour vous communiquer les grâces et les bénédictions que le Seigneur veut bien accorder à ma visite pastorale. J'irai d'autant plus volontiers chez vous que je suis persuadé que vous ne mettrez point d'obstacles aux grâces de cette première visite de votre évêque dans votre pays. Rendezvous donc bien attentifs aux instructions que vous fera votre missionaire à ce sujet. Il ne manquera pas de vous dire que pour attirer les bénédictions
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de Dieu sur vous, il faut l'aimer, le servir en vrais chrétiens; il faut avoir horreur du péché et ne plus le commettre.
Votre missionnaire vous instruira aussi de ce qui regarde le sacrement de confirmation, que je ne donnerai qu'à ceux qui seront instruits, et qui par une vie chretienne seront en état de recevoir le St Esprit. Car il ne sauroit demeurer dans une conscience criminelle; ainsi, les impudiques, les ivrognes, les voleurs, ceux qui ne payent pas leurs dettes, enfin les mauvais chrétiens ne doivent pas s'attendre à recevoir ce sacrement. Ce seroit pour eux le plus grand malheur s'ils le recevaient avec ces mauvaises dispositions.
Appliquez-vous donc, mes enfants, à vous purifier du péché afin que j'aie la consolation de ne refuser personne. C'est à quoi je vous exhorte de tout mon coeur. Je ferai la viste pastorale le 21 juillet à Portneuf.
Donné à Québec le 1 de mai 1790, sous mon seing et scel ordinaires.
(signé). + JEAN FRANCS EVÊQUE DE QUÊBEC.
Copie conforme au Rég. D. de l'Archev. de Québec, p. 223.
B. PH. GARNEAU ptre.
Archiv.
BISHOP OF QUEBEC TO MR. McTAVISH, MONTREAL.
A Mr McTavish, Ecr. à MontréalLongueuil, 21 mars 1803.
Monsieur,
Je n'ai pu vous rencontrer à Montréal la première fois: vous étiez à votre seigneurie de Terrebonne. Deux autres fois on m'avoit flatté du plaisir de vous voir au diner de quelques uns de vos amis, et j'en ai été frustré. Je prends le parti de vous écrire au sujet du missionnaire qui a toujours été chargé de la mission des Postes du Roi pendant le régie de ces fermes sous l'ancienne société. Si vous êtes d'avis que j'envoye encore ce missionnaire aux Sauvages qui le désirent , je dois vous observer que, si l'on veut que le missionnaire y fasse quelque bien, et que les sauvages retirent de son ministère les fruits qu'on en doit attendre, tant pour le maintien des bonnes moeurs parmi eux que pour l'avantage de votre société, il est absolument nécessaire, d'après l'expérience, que vos agents tiennent la main aux précautions suivantes.
1.—de ne permettre jamais qu'il soit vendu, ou donné, ou livré aux sauvages une quantité de rum suffisante pour les enivrer, et que cela soit
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