The Labrador Boundary


Privy Council Documents


Volume VI
Contents




[1636.]

[5 March, 1648.]
Tiré de Secretariat
de la Marine

[28 Sept., 1663.]
Affiché le...suiuant
le rapport de Romainuille.

Affiché aux 3 Riuieres le troisieme octobre 1663 suiuant le rapport d'Ameau estant aux liasses de ce greffe.

Affiché au Montreal le octobre 1663 suiuant le rapport Basset Notaire estant a la liasse.

[19 Nov., 1663.]

Commission de lieutenant général de l'Amérique Méridionale et Septentrionale pour M. Prouville de Tracy. 19e Nov. 1663. Ins. Cons. Sup. Rég. A. Fol. 13 Ro.



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C


No. 1067.
CHAMPLAIN'S PLEDGES TO INDIANS EMBRACING CHRISTIANITY.

TO R. P. PAUL LE-JEUNE, SUPERIEUR OF THE JESUIT MISSION IN NEW FRANCE.

THE JESUIT RELATIONS. VOL. X. 1636.
Mon Reverend Pere,
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Voice encor vn autre indice de leur bonne volonté pour la Foy... Monsieur de Champlain & Monsieur le General du Plessis Bochart, nous obligerent grandement l'annee passee, exhortant les Hurons en plein conseil à embrasser la Religion Chrestienne, & leur disant que c'estoit là l'vnique moyen non seulement d'estre vn iour veritablement heureux dans le Ciel, mais aussi de her à l'auenir une tres-estroite amitié auec les François, lesquels en ce faisant viendroient volontiers en leur Pays, se marieroient à leurs filles, leurs apprendroient diuers arts & mestiers, & les assisteroient centre leurs ennemis; & que s'ils vouloient amener quelques-vns de leurs enfans l'an prochain, qu'on les instruiroit a Kébec, que nos Peres en auroient vn grand soin.


No. 1068.
C
DECREE ON BEHALF OF THE INHABITANTS OF NEW FRANCE.

CAN. ARCH. F. 3, V. 3, p. 189.

Arrest du 5 Mars 1648, portant Reglement en faveur des habitans de la Nouvelle france. Secretariat an 1648. f. 42.
Veu, par le Roy en son Conseil la Reine Regent sa mere presente, la Requête et les Memoires à luy presentez, par ses sujets les habitans françois de la Nouvelle france signé des sieurs Dailleboust et de sieur Chatetests leurs deputez à ce qu'attendu que contre l'intention de sa Majesté et des Rois ses prédecesseurs qui etoit d'autoriser les colonies et peupler le dit pais de francois catholiques pour par leur exemple disposer plus facilement les sauvages à la Religion chretienne et a une vie civile, et tirer aussy de ces terres quelque avantageux commerce et utile a ses sujets ;
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13. Et encore en consequence du 17e article du dit Edit de 1628 ; sa Majesté a permis à tous françois nez au dit pais, et sauvages chrétiens comme reputez naturels françois et Regnicolles de tester, succeder, accepter legs et donnations Ensemble permet aux Eglises, Monasteres, et hôpitaux des

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pauvres sauvages faits et à faire au dit pais d'accepter legs pieux, donnations et fondations tant en france qu'au dit pais. Et si pour raison des dits Legs pieux, et fondations il survient quelque different, sa dite Majesté s'en est parreillement reservé la connoissance, et a son Conseil, et icelle interdite a ses cours, et tous juges, et au surplus le dit Reglement de mars mil six cens quarante sept sera Exécuté ; ou il n'y aura eté derogé par le present qui sera leu Publis et euregistré au greffe du dit conseil de Quebec pour y estre aussi gardé et observé selon sa forme et teneur, jusques a ce qu'autrement par sa Majesté en ait été ordonné.

Signé : LEGUIER H. LAISNE,
BARILLON ET MESMES.
Fait à Paris le 5e Mars, 1648.


No. 1069.
C
EDICT, PROHIBITING SALE OR GIFT OF INTOXICATING LIQUORS TO INDIANS.

JUGEMENTS ET DELIBERATIONS DU CONSEIL SOUVERAIN
DE LA
NOUVELLE-FRANCE, VOL. I (1663-75).


DU VINGT HUICTIESME JOUR DE SEPTEMBRE, 1663.
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Sur ce qui a esté remonstré par le Procureur general du Roy que depuis le commencement de cette Colonie la traicte des boissons enyurantes aux Sauuages auoit tousiours esté prohibée et defendüe sur peine d'amende arbitraire a cause de la furie dans laquelle ces peuples se trouuent dans l'Iuresse Et qu'il est pour constant qu'ils ne veulent boyre que pour s'enyurer, Et que nonobstant la recherche et la punition des contreuenans ce desordre s'est trouué a tel point qu'estant venu a la cognoissance de Sa Majesté, par arrest du Conseil d'estat du Roy donné le sept mars 1657, il auroit esté faict defences de traicter des dictes boissons aux Sauuages sur peine de punition corporelle, qu'au mespris des dictes defences, et des Censures de l'Eglise qui seroient interuenues, ce malheureux commerce auoit tousiours continüe, Et notamment depuis deux ans en ça, que plusieurs s'y sont licentiez a l'enuy les vns des autres, a cause du relasche arriué en la punition des delinquants, Et que voyant de plus en plus les desordres qui en prouenoient ; Et que les Sauuages enclins a l'yurongnerie mesprisant les loix du Christianisme, s'adonnoient a toutes sortes de vices, et abandonnoient l'exercice de la chasse, par lequel seulement cette colonie a subsiste jusqu'a ce jour ; Requerant d'y apporter le remede conuenable ; En outre pris l'aduis des Reuerends Peres Jesuites missionnaires des dicts Sauuages pour ce mandez, Tout consideré. IL EST FAICT ITERATIUES INHIBITIONS et defences a toutes personnes de quelque qualité et condition qu'elles soient, de traicter ny donner directement ny

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indirectement, aucunes boissons enyurantes aux Sauuages pour quelque cause Et sous quelque pretexte que ce soit, pas mesme un coup, sur peine pour la premiere fois de trois cens liures d'amende applicable le tiers au desnonciateur, le tiers a l'hostel dieu et l'autre tiers au fisque, Et en cas de recidiue, du fouët ou du bannissement selon que le cas y escherra, Et sera la presente leüe publiée et affichée ezlieux accoustumez a Quebecq, les trois Riuieres, Et Montreal a ce que personne n'en pretende cause d'ignorance, Mandons.
MÉSY G.FRANCOIS euesque de petrée.
ROÜER DE VILLERAY.



No. 1070.
C
COMMISSION OF LIEUTENANT-GENERAL OF NORTH AND SOUTH AMERICA.

FOR M. PROUVILLE DE TRACY, NOVEMBER, 19, 1663.

EDITS ET ORDONNANCES, VOL. III, 1856.

Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.
Ayant considéré que pendant que le sieur comte d'Estrades, viceroi et notre lieutenant-général en l'Amérique, est en Hollande en qualité de notre ambassadeur, occupé pour nos affaires en ce pays-là, pour satisfaire au désir que nous avons, non seulement de veiller à la conservation des lieux qui sont sous notre obéissance dans l'Amérique, mais d'y faire de nouvelles découvertes et de nouvelles colonies, il est nécessaire d'y établir quelque personne d'autorité qui en l'absence du dit sieur comte d'Estrades puisse régir, augmenter et conserver les dits lieux et puisse en attendant notre domination dans le pays, y servir principalement à l'accroissement du christianisme et à l'amélioration du commerce. Et sachant que le dit sieur de Prouville Tracy, conseiller en nos conseil d'état et privé, ci-devant commissaire-général de notre armée d'Allemagne et lieutenant-général en nos armées, a toutes les qualites propres pour s'acquitter dignement de cet emploi, et qu'après les preuves qu'il a données de sa valeur clans les commandements qu'il a eu sur nos troupes en Allemagne et ailleurs, et de sa prudence clans les négociations qui lui ont été commises, nous avons tout sujet de croire que nous ne pouvions faire un meilleur choix que de lui pour commander au dit pays.
A ces causes et autres considérasions à ce nous mouvans, nous avons le dit sieur Prouville de Tracy, constitué, ordonné et établi, constituons, ordonnons et etablissons par ces présentes signées de notre main, notre lieutenant-général clans toute l'étendue des terres de notre obéissance situées en l'Amérique Méridionale et Septentrionale, de terre ferme, et des isles, rivières, ports, hâvres et côtes découvertes et à découvrir par nos sujets, pour

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en l'absence du dit sieur comte d'Estrades, vice-roi, avoir commandement sur tous les gouverneurs et lieutenans-généraux par nous établis daps toutes les dites isles de terre ferme de Canada, Acadie, Terreneuve, Isles des Antilles et autres; comme aussi sur tous les officiers et conseils souverains établis clans toutes les dites isles et sur les vaisseaux français qui navigueront aux dits pays, soit de guerre à nous appartenans, soit marchands; faire prêter nouveau serment de fidélité, taut aux gouverneurs et conseils souverains qu'aux trois ordres des dites isles; enjoignant aux dits gouverneurs, officiers, et conseils souverains et autres, de reconnoître le dit sieur Prouville de Tracy, et de lui obéir en tout ce qu'il leur ordonnera; assembler quand besoin sera les communautés, leur faire prendre les armes, prendre connaissance, composer et accommoder tous différends qui pourroient être nés et à naître dans les dits pays, soit entre les seigneurs et principaux d'iceux, soit entre les particuliers habitans; assieger et prendre des places et chateaux selon la nécessité qu'il y aura de la faire, y faire conduire des pièces d'artillerie et les faire exploiter; établir des garnisons où l'importance des lieux le demandera; faire selon les occurrences, paix ou trèves, soit avec les autres nations de l'Europe établies dans le dit pays, soit avec les barbares; faire descente soit en terre ferme, soit dans les isles pour s'emparer de nouveaux pays et pour établir de nouvelles colonies, et pour cet effet, donner combats et se servir des autres moyens qu'il jugera à propos pour telles entreprises; commander tant aux peuples au dit pays, qu'à tous nos autres sujets, ecclésiastiques, nobles, gens de guerre et autres, de quelques condition qu'ils soient, y demeurant, dont et si avant qu'il pourra faire étendre nos limites et notre nom, avec plein pouvoir d'y établir notre autorité et d'assujetir, soumettre et faire obéir tous les peuples des dites terres, les appelant par toutes les voies les plus douces qu'il se pourra à la connoissance de Dieu et lumière de la foi et de la religion catholique, apostolique et romaine, et en établir l'exercice à l'exclusion de toute autre; défendre les dits lieux de tout son pouvour, maintenir et conserver les dits peuples en paix, repos et tranquillité, et commander tant par mer que par terre; ordonner et faire exécuter tout ce que lui ou ceux qu'il commettra, jugeront le devoir et pouvoir faire, pour l'étendue et conservation des dits lieux, sous notre autorité et notre obéissance, et généralement faire et ordonner par lui, en l'absence du dit comte d'Estrades, vice-roi, tout ce qui appartient à la dite charge de notre lieutenant-général au dit pays, la tenir et exércer, en jouir et user aux honneurs, pouvoirs, autorités, prérogatives, prééminences, franchises, libertés, droits, fruits, profits, revenus et émolumens y appartenans, et aux gages et appointemens qui lui seront attribués.
****
Donné à Paris, le dix-neuviême jour de novembre, l'an de grâce mil six cent soixante-trois, et de notre règne le vingt-unième.

Signé:LOUIS.
Et plus bas, sur le repli, Par le roi,
Signé:DE LIONNE.
Et scellé du grand sceau de cire jaune.

[1927lab]


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